Appareil photo numérique: Sony Alpha 5000

Sony Alpha 5000Le Sony Alpha 5000 (typographié α 5000) est un appareil photographique hybride de monture E destiné au grand public et plus particulièrement aux débutants, il est commercialisé par Sony Alpha en mars 2014. Désormais tous les appareils à objectifs interchangeables de la marque s’appelleront Alpha, qu’il s’agisse d’hybrides ou de SLT, qu’ils disposent d’un viseur ou pas, qu’ils tiennent dans une poche ou pas. Comme il va falloir s’y faire, autant s’y mettre tout de suite. Le Sony Alpha 5000 est donc le premier Alpha à remplacer un Nex. En l’occurrence, grâce à son capteur APS-C de 20 Mpx, son processeur Bionz X, son écran orientable à 180°, le Wi-Fi et le NFC,  il prend officiellement la place du Nex-3N qui a connu une belle carrière commerciale. Plus officieusement, il phagocyte le Nex-5T, placé un peu au-dessus dans la gamme mais qu’il dépasse techniquement.

  • Gabarit de l’appareil : assez remarquable : 109,6 x 62,8 x 35,7 mm pour 210g boîtier seul et 269g avec batterie et carte mémoire (en ajoutant les 116g du 16-50 mm pancake avec lequel il est vendu, on culmine à 385g). Malgré ce poids plume, l’appareil ne sacrifie rien d’essentiel.

Il dispose notamment de :

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  • un flash intégré
  • Un écran LCD orientable à 180° pour ceux qui désirent sacrifier à la (consternante) mode des selfies.
  • Un capteur CMOS Exmor de 20,1 Mpx au format APS-C
  • Un processeur Bionz X.

PRISE EN MAIN

Intéressant travail stylistique que celui effectué sur l’Alpha 5000 : dans l’absolu, ses dimensions sont exactement les mêmes que celles du très compact Nex-3N (au dixième de millimètre près). Pourtant, la poignée plus creusée courant sur toute la hauteur de l’appareil couplée au bosselage du flash donne l’impression d’un boîtier plus grand.

En dehors des traits plus arrondis, que certains trouveront plus avenants mais d’autres jugeront moins épurés, l’ergonomie globale reste inchangée. L’écran spécial autoportrait tournant à 180° est maintenu dans son intégralité, ce qui signifie que :

  • La définition stagne à 460 000 points, qu’il n’est toujours pas tactile et que ses angles de vision et sa colorimétrie ne progressent pas.
  • Sur la tranche gauche se retrouvent les prises USB et HDMI (qui gère la visualisation des photos sur un téléviseur 4K) ainsi que l’emplacement pour la carte mémoire, une solution idéale pour ceux qui utilisent régulièrement un trépied.
  • Le commutateur ON-OFF reste coaxial au déclencheur.
  • La petite gâchette qui permet d’actionner le zoom depuis le boîtier, une gestuelle à laquelle les utilisateurs de compacts sont habitués et à laquelle les utilisateurs plus chevronnés prendront rapidement goût.

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  • Au dos, la disposition des touches est inchangée et un bouton d’aide symbolisé par un point d’interrogation fait son apparition. Par défaut, il est associé à la fonction guide, mais il est possible de lui attribuer le réglage de la balance des blancs, du stabilisateur et bien d’autres.
  • L’A5000 hérite des menus noirs et oranges des RX et Alpha 7, auxquels il ajoute une surcouche graphique un peu plus conviviale. L’ensemble est, comme à l’accoutumée, sérieux et complet, mais nous regretterons au moins deux éléments :
  1. L’absence d’un menu rapide qui récapitulerait les réglages principaux. À part la sensibilité, le retardateur et la correction d’exposition qui disposent de touches dédiées, il faut plonger dans le grand menu pour modifier le type de mise au point, de mesure d’exposition, activer ou non la détection de visage, changer la qualité d’enregistrement de l’image, etc. Enfin, tous ces petits réglages utiles à la maîtrise de son appareil photo dès que l’on désire sortir des modes Auto/Auto Intelligent (au demeurant fort efficaces).:
  2. Il n’y a pas de niveau électronique.

REACTIVITE

Si l’histoire est un éternel recommencement, il en va de même pour les boîtiers qui se traînent le zoom électrique 16-55 OSS comme un boulet qui s’amuserait sournoisement à plomber leur réactivité. Cette année encore, l’Alpha 5000 en fait les frais avec un démarrage en plus de 2 secondes. Une fois l’A5000 démarré  et le zoom déployé, il est à noter que le comportement global s’améliore par rapport au Nex-3N, avec un gain moyen de 25 % particulièrement bénéfique dans l’attente entre deux photos et la vitesse de mise au point quand la lumière est bonne. Il n’y a pas de progrès en basse lumière mais les 0,6 seconds nécessaires restes tout à fait acceptables. La rafale est maintenue à 2,4 images par seconde en JPG (désormais sur 30 vues consécutives au lieu de 5) et 2,7 i/s en RAW+JPG (mais sur 6 vues seulement).

QUALITE DES IMAGESA5000 images

Un peu de fraîcheur côté capteur. L’éternel CMOS APS-C de 16 millions de pixels tire lentement sa révérence et laisse la place au CMOS APS-C de 20 Mpx. Pour l’accompagner, le processeur Bionz X des Alpha 7/7R et du RX10 a été choisi.
Le travail conjugué de ces deux éléments fait des merveilles puisque, dans un usage standard il sera possible de monter jusqu’à 3200 ISO sans trop d’inquiétude. Les plus exigeants, eux, s’arrêteront à 1600 ISO avant que le lissage ne devienne un peu trop important à leur goût. Notons que le mode ISO AUTO démarre à 100 ISO et s’arrête à 6400 ISO. Le surcroît de pixels permet quant à lui de gagner encore un peu en finesse de restitution des détails, en plus d’augmenter les possibilités de recadrage après la prise de vue.

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  • le zoom 16-50mm OSS : Malgré toutes les critiques qui ont pu être formulées à son encontre ici ou ailleurs, sa qualité est vraiment variable d’un exemplaire à l’autre. Sur celui qui nous a servi à évaluer les capacités de l’A5000, la position grand-angle n’était vraiment pas bonne. Au 16 mm, il faut fermer à f/16 avant d’avoir une image presque entièrement nette d’un coin à l’autre ! En dessous, seul le centre est net, la périphérie se noyant dans un joyeux flou. C’est d’autant plus regrettable que la déformation est bien corrigée de manière logicielle et que les aberrations chromatiques sont inexistantes. Heureusement, en zoomant, cet objectif s’améliore et devient tout à fait acceptable à partir du 35 mm, et même bon à 50 mm.
  • L’A5000 enregistre en Full HD en AVCHD (50i et 25p) ainsi qu’en MP4 (mais seulement en 1440 x 1080 px et en VGA). Il est possible de lancer un enregistrement depuis n’importe quel mode de prise de vue, l’idéal étant de passer par le mode film dédié qui se décline en PASM, avec possibilité de régler l’ouverture et/ou la vitesse, la sensibilité (limitée à 6400 ISO) et de corriger l’exposition.
  • L’image est propre, bien détaillée et sans scintillement.

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  • Le son stéréo est surprenant par la finesse de sa latéralisation, impossible de confondre sa gauche de sa droite. C’en est même parfois troublant. Dans le contexte d’utilisation auquel il est destiné.
  • Le zoom est légèrement audible.

Fiche technique

  • Capteur: Cmos APS-C, 20 Mpxl
  • GPS: –
  • WiFi: Transfert de fichiers, applications PlayMemories
  • Définition maximale: [3:2] 5 456 x 3 632
  • Vidéo: 1080i (50 fps, AVCHD), son stéréo
  • Format de fichier: Jpeg, Raw, AVCHD, MP4
  • Objectifs: monture Sony E
  • Stabilisation: –
  • Écran: LCD 3 pouces / 460 kpts, orientable vers le haut
  • Viseur: –
  • Mesure de lumière: TTL 1200 zones
  • Modes d’exposition: iAuto, Auto +, PASM, modes Scènes, panoramique
  • Sensibilités: 100 – 16 000 Iso
  • Balance des blancs: auto, prédéfinie (6), personnalisée
  • Vitesses: 30 s – 1/4 000e
  • Rafale: 3,5 im/s
  • Flash: pop-up, NG=4 pour 100 Iso
  • Stockage: SD – SDXC, MS Pro Duo
  • Connectique: mini HDMI, USB
  • Accu: Li-Ion
  • Dimensions: 109,6 x 62,8 x 35,7 mm
  • poids: 269 g

POINTS FAIBLES

  • Qualité du zoom 16-50mm OSS décevante et aléatoire.
  • Démarrage lent (avec le zoom 16-50mm OSS).
  • Écran non tactile qui manque de définition.

POINTS FORTS

  • Compacité.
  • Écran orientable à 180°.
  • Wi-Fi et NFC.
  • Simplicité d’utilisation.
  • Bonne qualité d’image jusqu’à 3200 ISO.
  • Possibilités de réglages PASM en vidéo.
  • Interface uniformisée avec celles des RX.

CONCLUSION

  • L’Alpha 5000 remplace sobrement l’hybride d’entrée de gamme Nex-3N de Sony et remportera les suffrages de ceux qui hésitaient entre ce dernier et l’effacé (et plus onéreux) Nex-5T. Un bon choix pour ceux qui désirent apprendre la photographie en douceur ou cherchent un deuxième boîtier compact.